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Compassion

Pitié ou compassion

Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, quand il fut attaqué par des brigands. Ils lui arrachèrent ses vêtements, le roulèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à moitié mort. Or il se trouva qu’un prêtre descendait par le même chemin. Il vit le blessé et, s’en écartant, poursuivit sa route.

Mais un samaritain (peuple méprisé et rejeté par les Juifs de l’époque) qui passait par là arriva près de cet homme. En le voyant, il fut pris de pitié. Il s’approcha de lui, soigna ses plaies avec de l’huile et du vin, et le recouvrit de pansements. Puis, le chargeant sur sa propre mule, il l’emmena dans une auberge où il le soigna de son mieux.

Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les remit à l’aubergiste et lui dit : « Prends soin de cet homme, et tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rembourserai moi-même quand je repasserai. »

A ton avis, lequel des trois s’est montré le prochain de l’homme qui avait été victime des brigands ?

 

La parabole de Bon Samaritain nous enseigne que notre prochain c’est une personne qui a besoin de notre aide, quelle que soit sa race, sa religion, sa couleur de peau, sa nationalité, sa condition sociale ou le lieu où elle vit. En fait, le Samaritain de l’époque représentait l’ennemi, celui qui ne fait pas partie des nôtres. Les Samaritains n’aimaient pas les Juifs et les Juifs « impur » tient le rôle du gentil et les Juifs religieux le mauvais rôle, celui de personnes qui ont abandonné à un triste sort un homme de leur peuple et de leur religion.

 

En fait, les croyances religieuses d’un homme ne sont pas ce qui importe le plus à Dieu, ce sont les actes qui comptent. Si une bonne croyance ne met pas un verre d’eau dans les mains d’une personne assoiffée, ne soigne pas une blessure, ne donne pas un lit ou un repas, cette croyance est nulle. Les bonnes croyances ne sont bonnes que si elles conduisent à de bonnes actions.

 

Si nous avons de l’amour, nous ne pourrons pas passer à côté d’une personne dans le besoin sans rien faire ; nous interviendrons, comme l’a fait le Samaritain. C’est toute la différence entre la pitié et la compassion. La pitié se contente d’être isolée, tandis que la compassion agit. Les gens qui ont de la compassion traduisent leurs prières en actes tangibles et ne se contentent pas de dire des paroles de gentillesse. Aimer, c’est établir une connexion entre Dieu et une personne qui a besoin de son amour, et nous le faisons par des actes tangibles. « L’amour du Christ nous domine ».

 

L’amour est le plus grand besoin des hommes et, par conséquent, l’amour est la plus haute forme de service. L’amour se manifeste physiquement, il se traduit par des actes…Aimer, c’est préférer le bonheur des autres au sien propre. Aimer, c’est choisir de souffrir, si nécessaire, pour aider quelqu’un d’autre. L’amour est courageux, il est fait de sacrifices. L’amour n’est jamais perdu ; il aura toujours un effet tôt ou tard.

 

« Aidez-vous les uns les autres à porter vos fardeaux », nous dit la Bible. Dieu s’appuie sur nous, Ses agents, pour faire Son travail dans le monde. Nous avons la responsabilité d’être l’expression vivante du Seigneur dans le monde, pas seulement de nous référer à Lui ou Le décrire. Nous devons annoncer Son message, œuvrer pour la justice, prier pour les nécessiteux et aider ceux qui souffrent.

 

Ce n’est pas en vivant pour nous-mêmes que nous trouvons le bonheur. En fait, c’est exactement le contraire : ceux qui cherchent à sauver leur vie le perdront. Jésus nous a offert une alternative en étant Celui qui est venu pour servir. Quand l’apôtre Paul encourageait les chrétiens de Philippes à ne pas rechercher leur propre intérêt, mais à penser à celui des autres, il avait à l’esprit la vie du Christ…Le monde serait tellement différent si, chaque jour, nous prenions le temps de penser aux besoins de quelqu’un d’autre-ne serait-ce qu’une fois dans la journée »

 

Alors, ne pensez pas que vous êtes un bon croyant juste parce que vous assistez à des cérémonies religieuses, chantez des chants religieux ou répétez des prières. Faites ce que Dieu vous demande, ayez compassion et montrez de l’amour autour de vous. Chacun d’entre nous fait face à une bataille difficile, parfois même très difficile. Soyez compatissants ! Aidez-vous les uns les autres à porter vos fardeaux. De cette manière, vous accomplirez la loi du Christ. Galates 6 :2

 

Prière du jour : « Seigneur, donnez-nous l’envie et la force à rechercher la satisfaction de mon prochain pour son bien en vue de l’aider à grandir dans la foi, à le secourir dans les difficultés car tu es source de patience et de réconfort en faisant vivre en plein accord les uns les autres. »

 

(Margaret MANNING)

pensée du jour