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"Des paroles édifiantes" par le Pasteur Josoa Rakotonirainy

"Des paroles édifiantes" par le Pasteur Josoa Rakotonirainy

La Foi en Dieu

De gaieté de cœur,  je vous livre ces trois paroles, qui n’ont certes pas les mêmes valeurs du point de vue de la foi, mais qui peuvent contribuer à la réflexion, propice à conduire à  la foi au Dieu de la Bible, le Dieu trinitaire, Père, Fils et Saint Esprit.

1°) Dieu dans un proverbe réunionnais

Le proverbe réunionnais que je cite ici, est tiré du livre de Daniel Honoré : « Proverbes réunionnais », aux éditions UDIR :

« Bon Dié lé gran »

Commentaire de Daniel Honoré, auteur du livre : «  Il y en a qui, pour plaisanter, ajoutent : ‘il mesure deux mètres’, bien que le créole n’aime pas particulièrement rire à propos du Bon Dieu. Il ne s’agit assurément pas, ici, de la taille du Bon Dieu. Parce qu’il n’a été donné à personne la possibilité de prendre un mètre et de mesurer la taille du Père tout puissant. Non ! Dans ce proverbe, il est plutôt question des capacités de ce gramoun- là. La plupart des Réunionnais croient en Dieu : que ce soit les Dieux des « Malabars », le Dieu de l’Eglise Catholique, le Dieu des ‘Zarabs’ …Que ce soit même un Dieu animiste, du plus beau galet de la rivière…Et tous, nous avons tendance à donner au Bon Dieu tous les pouvoirs possibles et imaginables. C’est sur lui que nous comptons pour punir celui qui nous a causé du tort, comme c’est sur lui que nous comptons pour nous sortir de notre malheureux sort… Le Bon Dieu est si grand qu’il voit tout et qu’il a la capacité de tout arranger. Seulement, nous ne devons pas oublier de nous battre nous aussi pour que les choses que nous désirons, arrivent. Sinon, à un moment donné, le Bon Dieu lui-même va nous envoyer nous promener ».

2°) Dieu dans un proverbe malgache :

Dans les Ohabolana ou Proverbes malgaches, J.A Houlder, Trano Printy Loterana, nous devons le proverbe malgache ci –après, toujours sur Dieu : « Andriamanitra tsy an’ny irery » . Le livre de J.A. Houlder traduit : « Dieu n’est pas le Dieu d’un seul »…

3°) Apocalypse 21 verset  22

Je donne d’abord ce verset dans les trois traductions de la Bible en malgache, dans la Traduction protestante  traditionnelle « Ary tsy nahita tempoly teo aho ; fa ny Tompo Andriamanitra, dia ny Tsitoha, sy ny Zanak’ondry no tempoliny ». Dans la Traduction rénovée, de 2011,  faite par des théologiens protestants : «Tsy nahita tempoly teo aho, fa ny TompoAndriamanitra dia ny Tsitoha, sy ny Zanak’ondry no tempoliny ». Dans la Traduction Dikanteny Iombonana eto Madagasikara DIEM, 2005, le verset est traduit : « Tsy nahita tempoly tao amin’ilay tanàna aho, satria ny Tompo Andriamanitra Tsitoha sy ny Zanakondry no tempoliny ».

Et voici comment la Traduction oecuménique de la Bible, TOB, a traduit le verset : «  Mais de temple, je n’en vis point dans la cité, car son temple, c’est le Seigneur, le Dieu Tout-Puissant ainsi que l’agneau »

La note sur le mot agneau de la Tob explique : « Dans la Jérusalem céleste, il n’y a plus de lieu réservé pour la Présence sacrée : la communication avec le Seigneur est immédiate. C’est la réalisation plénière de la « présence de Dieu parmi les hommes » (cf. Ap 21,3), selon Jean 2,21, c’est le corps du Christ qui est le Temple nouveau de l’ère eschatologique ».

Je termine par une prière, celle du philosophe et théologien protestant danois Sören Kierkegaard (1813-1855). La prière a pour titre « Par ton silence », dans le Livre de prières :

            « Père céleste,

            tu parles à l’homme de bien des manières,

            Toi à qui appartiennent la sagesse et l’entendement,

            tu veux pourtant te faire comprendre de lui,

            et même quand tu gardes le silence,

            tu lui parles encore.

 

            Bénis donc aussi ce silence

            comme chacune de tes paroles à l’homme ;

            de sorte que dans ton silence comme dans ta parole

            tu es cependant le même Père,

            le même amour paternel,

            soit que tu guides par ta voix,

            ou que tu instruises par ton silence. »

Pasteur Josoa Rakotonirainy