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"Des paroles édifiantes" par le Pasteur Josoa Rakotonirainy

"Des notes sur le mot grec Paraclet" par le Pasteur Josoa RAKOTONIRAINY

PentecôteA la veille de Pentecôte, il n’est pas inopportun de livrer ces quelques notes sur le mot grec Paraclet, désignant chez les écrits de Jean, le Saint Esprit.  Ces notes  ne sont pas pour remplacer, ni porter un quelconque ombrage  à la prédication du Pasteur à Pentecôte. Elles sont pour davantage nous édifier dans  la foi en l’Esprit Saint, et nous affermir dans le rôle de témoin que le Ressuscité nous assigne, au sein de son Eglise et dans le monde.

 

Disons que je relève ces notes dans la Traduction Œcuménique de la Bible TOB.

 

a) Elles se rapportent au chapitre 14, paragraphe 2 du, à partir du verset 12, de l’évangile de Jean. Signalons que ce paragraphe porte le titre de La Promesse de l’Esprit.

Les notes  se divisent en trois parties :

1°) Emprunté au vocabulaire juridique, le mot Paraclet désigne celui qui est appelé auprès d’un accusé pour l’aider et le défendre ; le sens premier est donc avocat, auxiliaire, défenseur. A partir de là, on voit apparaître soit le sens de consolateur, soit celui d’intercesseur. L’expression qui, dans le Nouveau Testament, n’apparaît que dans l’œuvre de Jean désigne tantôt l’Esprit (Jean 14,16, 26 ; 15, 26 ; 16,7) ; tantôt  le Christ (IJean 2,1). Certains interprètes ont cru pouvoir rapprocher l’expression de l’usage néotestamentaire du verbe parakaléo (Actes 2,40 ; I Corinthiens 14,3) qui exhorte le chrétien à tenir bon au milieu des difficultés. Chez Jean un sens assez juridique prédomine : l’Esprit aide les disciples dans le vaste procès que le monde poursuit contre eux ; mais les diverses nuances relevées plus haut peuvent être plus ou moins présenter et accentuées selon les cas.

2°) Le don de l’Esprit est accordé sans limitation de temps et il, assure à jamais la communion avec le Christ qui le dispense (cf. Matthieu 28,20).

3°) L’Esprit dispensé par celui qui est la vérité aide les disciples à progresser dans la connaissance (Jean 15,27 ; cf. I Jean 4,6 ; 5,6). L’Esprit de vérité est opposé à l’Esprit d’erreur (I Jean 4,5 et au mensonge (Jean 8,44) qui domine le monde.

 

b) Dans Jean 15,26,27, le texte dit dans la version de la TOB : « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi ; et à votre tour, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement ».

Les notes s’ensuivent :

1°) Procédant du Père, l’Esprit est envoyé par le Christ, glorifié auquel il est lié intimement (cf.Jean 16,5-15 ; 14,15-17,25-26 ; I Jean 3,24 ; 4,13).

2°) L’Esprit rend témoignage du Christ et par eux, au monde (Jean 16, 5-15).

3°) Le témoignage des envoyés est le fait d’hommes qui ont partagé la vie de Jésus depuis le début de son ministère (cf. Actes 1,21), mais il est, conjointement, le fait de l’Esprit de vérité qui leur assure l’intelligence profonde du Christ et qui donne ainsi à la prédication de ces hommes sa véritable force et sa vérité (Actes 5,13).

 

c) En résumé à ces notes quelque peu austères et parfois rebutantes, j’ajoute les compléments d’explications suivantes propres à vous exhorter à vous confier, et  à demander secours à tout moment, à l’Esprit Saint, lequel est le souffle de Dieu et témoin du Père et du Fils, et qu’on peut demander  et obtenir par la prière : «Si donc vous , qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien  plus le Père donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent » (Luc 11,13) 

 

i) A vous donc qui ployez sous le poids des soucis, adressez-vous au Père, et demandez lui l’Esprit Saint, Il vous l’accordera.

 

ii) L’autre jour, à la réunion du Groupe de Dialogue Interreligieux de La Réunion, on parlait de la recrudescence du phénomène suicide auprès des Jeunes et des moins jeunes à La Réunion. On s’était alors mis d’accord que chaque religion apporte son soutien auprès de ses adeptes pour les préserver d’accomplir le geste fatal de désespoir et  mettre fin à ses jours. La vie est un don de Dieu, et comme dit l’écrivain français André Malraux : « la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie ».

 

iii) De notre côté chrétien, nulle force ne vaut celle du Saint Esprit. C’est Dieu le Père, c’est le Christ.

 

A tous et à toutes, bonne fête de la Pentecôte !

 

Pasteur Josoa Rakotonirainy

Mercredi 14 mai 2013