Header site2

garder la foi

« Créativité de la foi » par le Pasteur Josoa RAKOTONIRAINY

garder la foiUne amie médecin m’a signifié, dans une phrase avec un brin d’humour comme pour me réconforter, que,  depuis l’arrivée de l’homme sur terre, on ne cherche pas du travail, on se crée un travail. A cette amie, j’ai parlé de la difficulté d’une petite nièce à Madagascar, à trouver du travail, malgré qu’elle ait fini une formation d’aide soignante.

La pertinence de ce propos me renvoie au sous-chapitre de mon livre, actuellement en gestation : « Croire à la  paix par les religions. Témoignages dans le domaine de l’Oecuménisme et de l’Interreligieux du Pasteur Josoa Rakotonirainy ». Ce sous-chapitre, allant dans le sens d’un éloge de l’esprit inventif,  parle de la créativité de la foi en Dieu de Jésus-Christ, comptant sur l’inspiration du Saint Esprit, tant au plan de la vie  personnelle qu’à celui de la vie nationale et internationale. En voici la teneur :

 

«  Créativité de la foi dans la résolution du problème de la richesse et de la pauvreté »

 

« Dans le troisième volet de mon tableau des idées émanant des maîtres à penser, je situe les convictions de George Gilder, professeur d’économie politique[1] aux Etats-Unis. George Gilder a comme  particularité,  celle de  prêcher la créativité de la foi ouverte sur le divin pour surpasser les contraintes de la crise actuelle : les problèmes  des ressources, la menace thermique, le péril nucléaire, l’enrayement de la technologie, la croissance démographique, le risque de famine. Que l’on soit ou non  d’accord avec ce grand chantre du capitalisme, ses idées méritent de figurer parmi celles qui doivent nous inspirer, et je donne ici des extraits de son livre « Richesse et pauvreté »[2] :

 

« Notre plus grande ressource, notre seule richesse est le miracle de la créativité humaine ouverte sur le divin. A aucun prix il ne faut priver les pauvres de cette ressource - elle leur ouvrira les portes de l’avenir ; il ne faut non plus en priver les riches ou les plus talentueux qui peuvent alors mettre leur charisme, leur imagination et leur richesse au bénéfice d’un changement favorable. L’histoire de la vie humaine est moins la marche pompeuse d’une rationalité triomphante et de l’intérêt général telle que l’ont rêvée les Lumières, qu’une suite de divagations stériles et de brèves munificences, un dialogue sans fin entre l’homme et Dieu, l’aliénation et la providence; nous marchons vers la terre promise qui déjà se profile à l’horizon et s’éloigne aussitôt. Jamais nous ne la voyons plus clairement, avec la logique la plus lumineuse qu’en ayant la foi et le courage de nous abandonner à la chance et au destin. Reinhold Niebuhr[3] a résumé notre sort :

Rien d’admirable ne s’achève  en l’espace d’une vie.

Aussi serons-nous sauvés par l’espérance.

Rien de vrai ni de beau n’atteint de sens parfait,

En quelque moment de l’histoire.

Aussi serons-nous sauvés par la foi.

Rien ne peut être accompli par la vertu d’un seul homme.

Aussi serons-nous sauvés par l’amour.

Telles sont les lois fondamentales de l’économie, de l’entreprise, de la technologie et de la vie.

 En elles résident les sources  secrètes de la richesse et de la pauvreté ».

 

 

Pasteur Josoa Rakotonirainy



[1] Il enseigne au Lehrman Institute

[2] « Richesse et Pauvreté », Chez Albin Michel, traduction de l’édition originale américaine «  Wealth and poverty » 

[3] Reinhold Niebuhr (1892-1971) était Professeur de religion au Crozer  Theological Seminary, Upland, Virginia

foi creativite pasteur josoa rakotonirainy