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Choral'Iles 2013

CHORAL'ILES 2013 "Un grand moment de bonheur" Par Sandy RASANDISONA


Choral'Iles 2013La soirée du mercredi 8 mai restera un grand moment de bonheur, de partage et de louange à notre Seigneur, grâce notamment au concours et à la bonne prestation de différentes chorales, à l'occasion du Choral'îles 2013.

Une soirée de concert évangelique unique, organisée par la Fpma de la Réunion et sa chorale "Feon'Anjomara", avec la particiaption de la chorale "Redona", de la chorale FJKM de Saint Denis et Saint André, et surtout pour la première fois à la Réunion, la chorale "Les Chandeliers" de Mayotte.

Unique et exceptionnelle à plus d'un titre tant du point de vue organisationnel que du déroulement du concert en lui-même, et qui mérite qu'on s'y attarde un instant pour bien apprécier ce moment magique et plein de ferveur de par les paroles et les messages divins transmis par les chants religieux de nos chorales. Tantôt doux et mélodieux, tantôt rythmés et entraînants, les chants ont envahis l'église, et l'assistance a pu apprécier dans la première partie du programme, l'interprétation de chaque chorale avec des répertoires trés variés en hommage à notre Seigneur Dieu en Français, en Anglais, en Malgache et même en Swahili, ce qui a subjugué le public.


Choral'Iles 2013La deuxième partie nous a encore rempli de joie et de bonheur grâce à cette communion, cette interprétation commune de toutes les chorales, où les chants religieux étaient plein d'enthousiasme, plein de dynamisme, et chaque choriste y mettait tout son coeur pour louer ensemble la grâce du Seigneur. On sentait cette ferveur spirituelle et cette joie d'être "ensemble", marquée à chaque instant avec le sourire aux lèvres de chacun, à chaque interprétation soulignant l'amour, la bonne entente et l'investissement des participants.

Cette fraternité et cette communion au delà des frontières, ont donné du baume au coeur du public qui a pu apprécier cette ouverture bienveillante par la Fpma, aux autres églises soeurs de la Réunion, ou de l'extérieur, et qui confirme l'orientation spirituelle de notre église.

Un grand remerciement aux Responsables des chorales qui ont su mobiliser, coordonner et travailler de concert lors des répétitions communes, aux musiciens et surtout aux bénévoles qui ont donné de leur temps dans l'organisation générale de cette soirée.

 

Au nom de la Fpma Réunion, j'adresse mes vifs remerciements aux invités venus nombreux honorés ce concert du 8 mai 2013 à l'église la Délivrance de Saint Denis.

 


Le Président de la Fpma Réunion

RASANDISONA  Sandy

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Les Origines des Cantiques Protestants Malgaches et du Solfa

Saint Augustin disait « Chanter c’est prier deux fois », et dans le psaume 33 verset 3 on peut lire  "Chantez-lui un cantique nouveau! Faites retentir vos instruments et vos voix!". Toutes ces paroles démontrent l’importance du chant, de la musique, et des cantiques dans la religion.

Tous les dimanches, chants et musiques résonnent dans les Eglises Protestantes Malgaches. Les paroissiens entonnent à pleine voix et avec ferveur des cantiques. Cette tradition bien ancrée dans la culture Malgache se perpétue à travers le temps et les âges.  Cependant, peu de gens ne savent ni  l’origine de ces cantiques ni l’origine du Solfa, cette notation si particulière et différente du traditionnel solfège.

 

davidjones.jpgDES ORIGINES A NOS JOURS

Sans avoir fait de recherche, on peut aisément deviner que l’origine des Cantiques Protestants Malgaches est Britannique. Il faut pour cela remonter au début des années 1800. Les premiers Cantiques Protestants Malgaches sont composés en 1823, par le premier missionnaire Anglais David Jones et son compagnon Griffiths, envoyé par la « London Missionary Society ». C’est à eux deux, ainsi qu’au Français Robin (secrétaire et ami de Radama Ier) que nous devons l’origine de la forme écrite de la langue Malgache. Malheureusement, il ne reste aucune trace de ces cantiques, l’imprimerie n’existant pas à Madagascar à cette époque. Les cantiques suivants, composés en 1828, seront imprimés et regroupés dans un livre appelé Fihirana nataony hiderana an’Andriamanitra. Deux autres parutions se feront en 1831 et 1833. C’est d’ailleurs de cette période, que viennent les cantiques que l’on retrouve dans les recueils actuels, sous le nom de « Maintimolaly ». 

Suite aux persécutions religieuses, il n’était plus possible d’imprimer des cantiques à Tananarive. C’est la « Religious Track Society » situé à Londres qui se chargea de produire les cantiques parus en 1853, 1864, 1869 et 1870. Bien que les missionnaires aient fait leur retour à Madagascar, les Cantiques Malgaches continuaient d’être produit à Londres. C’est le missionnaire R.G. Harltey rapatrié de Madagascar pour raison de santé, qui se chargea de suivre méticuleusement la production des Cantiques.  A partir de cette période, l’édition de Cantiques Protestants Malgaches ne sera plus réservée à la « LMS ». Les missionnaires Anglicans, Quakers, puis Luthériens allaient enrichir ce patrimoine.

En 1875 James  Richardson publie 100 nouveaux chants appelés « Fihirana fanampiny ». Cette même année, apparaît les premiers cantiques avec la notation en Tonic Sol Fa dans le recueil « Tiona mbamy ny Fampianarana Tsotra amy ny Hira ». La production de Cantiques se poursuit à un rythme soutenu avec un nouveau recueil en 1876 (comprenant 35 hymnes) et un autre en 1879 (comprenant 247 hymnes).

 

En réalité, la grande partie des cantiques sont des versions malgaches de chants fréquemment chantés  dans les Temples Protestants Anglais et Américains. D’autres viennent de recueils luthériens apportés par les missionnaires Norvégiens,  mais également Français. Quelques compositions originales faites par des Malgaches mais peu nombreuses figurent également parmi les cantiques. Ces compositeurs sont Ratany, Rasoanaivo, Ramboatiana, et Rabary.

 

La conversion de la Reine en 1869 et l’hégémonie Française grandissante en cette fin du 19e siècle, signe la fin de l’âge d’or des compositions britanniques et de leurs fidèles. Deux derniers recueils sortiront en 1902 et 1923, auxquels s’ajouteront deux parties, une appelée « Tsanta » et l’autre « Antema ». Un nouveau recueil sortira en 1964, plus moderne et malgachisé, avec des compositions originales. Celui-ci ne fut jamais accepté, tant les paroissiens furent attachés à l’édition de 1923. C’est pour cette raison que continue de résonner dans les Temples Protestants Malgaches à travers le monde, les cantiques et les airs composés par les missionnaires Britanniques.

 

LE SOLFA

Un autre missionnaire va laisser une trace indélébile dans l’histoire du Protestantisme et dans le patrimoine culturel Malgache. En 1870, James Richardson, désireux de faciliter l’apprentissage des chants aux enfants, introduit le Curwen Tonic Solfa. Ce style de notation différent du solfège traditionnel, se sert des lettres pour représenter chaque note. Sa popularité est telle, que le Tonic Solfa continue encore aujourd’hui, d’être utilisé dans les recueils et par les chorales. Plusieurs compositeurs Malgaches, ont parfaitement réussi la retranscription du solfège au solfa, de grandes œuvres classiques tels que le «  Messie » d’Haendel, ou même des gospels populaires américains.

 

A chaque fois que nous utilisons un solfa, ou que nous chantons un cantique, n’oublions pas d’avoir une pensée, pour ces missionnaires Britanniques, qui n’ont pas hésité à braver l’inconnu, pour nous apporter et nous léguer un patrimoine inestimable.

 

 

Référence :

-          Dictionnaire Biographique des Chrétiens d’Afriques

-          L’influence Anglaise sur les Cantiques Protestants Malgaches : Yvette RANJEVA-RABETAFIKA

 

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Fahasoava-mahagaga "Amazing Grace" en Malgache

 Traduction du célèbre gospel "Amazing Grace" en Malgache par le Pasteur Josoa RAKOTONIRAINY

Faha soava  mahagagai  zao!

Feo mamy nambombaahy  tao

Olo mahantra ne fa avotra;

jamba  aho  fa ma hi  zao!

 

 Fahasoava-mahagaga fa,              

 ty fo zatra tahotra teo;

Kanjo vao nino aho, levona avokoa             

Ny tahotro tao am-po

 

Ny loza, harato fandrika

Nisahato[1] tao tokoa;

Ka indro aho tody soa

Fa fahasoavan-tsoa no tamiko

 

Ny Tompo nampanantena ahy

Raha mbola velona aho;

Izy no  aro sy anjarako

Teny soa, toky fatratra;

 

Ho levona ny nofo sy  fo,

Ka ho tapitra ny androko ety;

Dia ho lovako mandrakizay ary

Fifaliana sy fiainana

 

 Hitsonika  aza ny tany,

Hiaraka amiko ho doria;.

Ny Tompo Ilay niantso ahy taty

Ny masoandro tsy hihiratra;

Amazing grace, how sweet the sound,

That saved a wretch like me!

I once was lost but now am found,

Was blind, but now, I see.

 

'Twas grace that taught my heart to fear,

And grace, my fears relieved.

How precious did that grace appear

The hour I first believed.

 

Through many dangers, toils and snares

I have already come.

'T'is grace that brought me safe thus far,

And grace will lead me home.

 

The Lord has promised good to me,

His word my hope secures;

He will my shield and portion be,

As long as life endures.

 

Yes, when this flesh and heart shall fail,

And mortal life shall cease,

I shall possess, within the veil,

A life of joy and peace.

 

The earth shall soon dissolve like snow,

The sun forbear to shine;

But God, who called me here below,

Will be forever mine.

John Newton  dia kapitenin-tsambo  mpanondrana andevo taloha. Tamin’ny 10 mey 1748,  raha teny an-dàlana hody izy, dia  tratran’ny rivo-mahery. Efa saika nilentika ny sambony tamin’izay, kanjo avotra ihany i John Newton. Rehefa velona aina tamin’io izy dia niova fo ka nanokan-tena,  nanao Mpitandrina. Niala tanteraka tamin’ny raharahan’ ny mpivarotra sy mpanondrana andevo izy, ary lasa mpitolona nafana fo,  niady hanafoanana ny varotra  andevo.

Ny tonon’ity hira ity, izay noforonin’i John Newton, dia mamisavisa  ny fiovampo mahagaga  tao aminy. Ny  feon’ ity hira ity  dia tsy noforonin’i Jhon Newton akory, fa feon-kira tranainy tany Irlandy.  Misy aza milaza fa feon-kiran’ireo andevo fahiny ihany  izy ity, fa  taty aoriana vao napetaka taminy  ny tononkiran’i John Newton.

Hira mamelovelo, efa nohirain’ny mpihira  manan-talenta marobe  eran-tany izy ity.  Isan’izay namelona azy indrindra ireo Mpihira mainty hoditra amerikana, izay nanao azy hanehoany ny aingam-panahiny mitory  an’Andriamanitra,  mpanome  “ Fahasoava-mahagaga”. 

Nadikan’i Pasteur Josoa Rakotonirainy amin’ny  teny malagasy [2]


[1] Nisahato =  nameno zava-dratsy : ozona, ompa (jereo Fihirana FFPM 502, andininy faha-2, andalana faha-5)

[2] Jereo ato ambadika ny tonony nataon’i John Newton 

version solfa