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Nous préserver des dangers du fondamentalisme religieux

La tragédie de Boko Haram au Nigéria est la dernière manifestation des drames perpétrés par de groupes religieux qui bouleversent le monde entier, par leur ampleur et surtout par leur cruauté.

Laissons aux spécialistes des informations  le soin de nous apprendre les faits dans leur évolution. En même temps, laissons aux experts de nous faire part de leurs analyses sur le pourquoi et le comment de ces événements qui bafouent la dignité de la personne humaine et versent des sangs innocents à l’autel de la débilité humaine, chez ces extrémistes à la merci de la drogue et des aventures mortelles. Espérons que les incidents tragiques du Nigéria trouvent une issue  la moins dramatique possible.

En tout cas, par le rapt de ces lycéennes,  Boko Haram s’attaque à deux symboles : l’école, que les terroristes assimilent à un instrument de la civilisation européenne à combattre, et la religion chrétienne à réduire à néant.

Ce dont nous pouvons être surs est qu’il s’agit encore là de ces dérives de groupes religieux nourris de fondamentalisme, animé par le fanatisme religieux et la haine. Cette fois-ci il est assez clair que c’est le fait d’une secte musulmane que dénoncent et rejettent  les adeptes  d’un vrai Islamisme.

Globalement, le fondamentalisme en matière de religion  consiste en une  lecture indiscutable, reposant sur une interprétation littérale, mécanique et absolue des textes,  bases de la croyance  ou de la foi. Cette approche favorise chez ses partisans  une intransigeance inflexible ainsi qu’une condamnation sans appel des idées différentes de la leur. Des fois, le fondamentalisme religieux, synonyme de fermeture d’esprit et rejet de toute ouverture vers les autres, fait déboucher sur le fanatisme, et devient source de tueries sanglantes.

Disons que le fondamentalisme n’est pas l’apanage d’une seule religion. On en trouve chez des Musulmans et chez des Chrétiens. La tragique situation actuelle au Centrafrique mettant en conflit terrible Chrétiens et Musulmans, le prouve.

Chez nous  Chrétiens, le fondamentalisme biblique n’a peut-être  pas le même degré de férocité que chez les adeptes des autres religions. Néanmoins,  il se traduit souvent par une intransigeance au point de vue doctrinal et organisationnel, source de division scandaleuse entre Chrétiens eux-mêmes.

Je suis témoin malheureux de ce que pendant mon mandat de Secrétaire général du Conseil des Eglises chrétiennes à Madagascar FFKM, de 1993 à 2000, pas une seule fois, la Communion au Repas du Seigneur n’ait pas pu être célébrée entre les membres des quatre églises du FFKM.

Tout récemment encore, un haut responsable d’une église protestante malgache, installée en Europe et à La Réunion mettait en garde avec fermeté, les membres de cette église contre une autre église protestante malgache, à La Réunion. Cela ne signifie-t-elle pas creuser davantage le fossé entre les Protestants malgaches ?

Pour être positifs, empressons-nous de répondre à la question : comment nous préserver des dangers du fondamentalisme religieux.

Dans nos réalités de Protestants malgaches de la diaspora, ayons de la ferveur dans notre foi, mais évitons de devenir des fanatiques. Le fanatisme rend aveugle. Le fanatisme fait croire qu’on est seul à détenir la vérité, les autres sont, soit des fauves à capturer, soit des ennemis à abattre.

Dans notre lecture de la Bible, en malgache, par exemple, ne nous satisfaisons pas d’une seule traduction de la Bible. Tâchons d’utiliser, en complémentarité, les autres traductions disponibles: La Dikanteny Iombonana eto Madagasikara (DIEM) ; la sixième Traduction en malgache de la Bible, etc.

Sachons que dans ces deux dernières traductions de la Bible en malgache, à savoir la Diem et la sixième traduction rénovée, Jehovah n’est plus utilisé comme appellation de Dieu, il est remplacé par Ny Tompo (Le Seigneur). Des explications sont données pour nous assurer qu’à moins d’un fondamentalisme biblique qui nous clouerait au seul usage de Jehovah, nous sommes prêts à vivre notre foi chrétienne, dans ce grand carrefour de cultures et de religions qu’est l’île de La Réunion.

Au prix de la paix dans nos sociétés d’hommes et de femmes, à qui  la crise économique mondiale ne cesse de  montrer ses effets pervers, apprenons à nos enfants le sens du dialogue et du respect de l’autre, différent de soi. Et tout cela,  au bénéfice, ainsi qu’au service  de Dieu à adorer, de l’homme à estimer dans sa dignité et de la Création à sauvegarder./.

Pasteur Josoa Rakotonirainy,

Mai 2014.

Reconciliation

"Demain il sera peut-être trop tard" par Yannis GAUTIER

"Oh! si vous pouviez écouter aujourd'hui sa voix!" Psaumes 95.7

ReconciliationAu mois d'octobre 2012, ma belle-soeur s'apprêtait à sortir de son appartement lorsqu'elle a été littéralement foudroyée par une crise cardiaque. Etant seule à ce moment-là, elle en est malheureusement décédée.

Alors qu'une grande tristesse envahissait la pièce où nous étions rassemblés, je ne pouvais m'empêcher de repenser aux paroles que mon demi-frère m'avait dites un jour, dans le but de rétablir une relation inexistante depuis 10 ans entre ma belle-mère et moi: " Yannis, il faut que tu fasses un pas vers elle parce que demain elle ne sera peut-être plus avec nous et tu le regretteras".

Aujourd'hui, je peux vous affirmer qu'il avait tout à fait raison. En effet, je suis soulagé d'avoir revu ma belle-mère, réglé nos différends et rétabli une relation avec elle pour le plus grand bonheur de nos familles.

Il y a tant de choses que Dieu nous demande de faire et que nous refusons volontairement d'éxécuter parce que tout simplement, cela exige des efforts de notre part. Il s'agit par exemple de pardonner à une personne qui nous a fait du tort, ou de manifester de l'amour à celui qui nous méprise, ou encore de tendre la main à celui qui nous rejette, et aussi, de sourire à celui qui nous persécute...

Humainement parlant, c'est un exercice qui peut sembler difficile, surtout lorsque vous avez été profondément blessé par la personne en question.

Toutefois, le Seigneur nous encourage à être ses modèles sur la terre en nous distinguant par une attitude qui l'honore.

"Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent". Mathieu 5.44).

Vous pensez peut-être à une personne en particulier? Un membre de votre famille? Un proche qui vous est cher et avec lequel vous souhaiteriez rétablir une relation? Qu'est-ce qui vous empêche de le faire maintenant?

Si vous décidez de mettre la parole de Dieu en application dans votre vie, vous pouvez être certain que Dieu vous donnera la force d'aller jusqu'au bout de votre démarche. N'attendez donc pas demain pour aller vers cette personne, parce que demain il sera peut-être trop tard!

"L'homme qui a de la sagesse est lent à la colère, et il met sa gloire à oublier les offenses." (Proverbes 19.11)

 

Prière du jour: "Seigneur, je veux remettre cette situation qui me chagrine entre tes mains et je te demande de me conduire sur le chemin de la réconciliation. Amen"